mercredi 30 septembre 2009

Ma famille est normale

Il y a quelques jours, je suis allé voir au cinéma le dernier film de Christophe Honoré, «Non ma fille, tu n'iras pas danser». Basculant sans cesse entre ironie et gravité, cette histoire raconte la vie d'une femme qui vient de quitter son mari après avoir appris qu'il la trompait. Elle a donc fui avec ses deux jeunes enfants et essaye à la fois de digérer l'échec de son couple et de reconstruire sa vie seule, en attendant mieux. Pour l'aider, il y a sa famille : ses parents, sa petite soeur et son petit frère.

Malheureusement pour elle, au lieu de la soutenir, son entourage l'enfonce, ne manquant jamais une occasion, que ce soit sur un ton compatissant ou brutal, de lui rappeler qu'elle ne s'en sort pas. Cette femme, à l'aube de la quarantaine, se bat donc comme elle peut, mais finit par échouer et abandonner.

Le but de mon post n'est pas de défendre ou d'accabler cette femme. Non, ce qui m'a frappé à la vision de ce film, c'est, par opposition à ce que j'avais sous les yeux, l'étonnante normalité de ma propre famille. L'héroïne est pour le moins fragile psychologiquement, si ce n'est plus. Certains diraient même à moitié folle. Et elle transmet sa fragilité à ses enfants, qui ne sont pas les plus équilibrés du monde. Sa relation avec son ex-mari, lui-même pas tout à fait serein, est assez tendue et violente, dans l'amour ou dans la haine. Ses parents, qui aimeraient l'aider, s'y prennent tellement mal qu'ils l'étouffent et la font culpabiliser. Comme ils s'emmerdent dans leur propre vie, il se permettent d'interférer dans celle de leur fille comme bon leur semble, sans prendre garde aux dégâts qu'ils pourraient faire. Sa petite soeur, qui a déjà un enfant, en attend un deuxième. Elle gère très mal cette grossesse car elle n'aime plus son mari, qu'elle traite comme de la merde. Elle est jalouse de son aînée, à qui elle reproche mille et une choses, mais se rend compte qu'elle n'est pas capable de faire mieux : son couple est également un échec. Enfin, le petit frère, personnage lunaire et désinvolte, regarde d'un oeil mi-amusé, mi-désabusé, sa famille se battre et se débattre.

Je sais bien que tous ses personnages sont fictifs et sortent de l'imagination d'un scénariste. Mais ils semblent pourtant très réalistes, et à vrai dire, font assez peur. En effet, comment l'héroïne pourrait-elle ne pas devenir folle dans une telle famille de fous ? Alors oui en effet, quand je pense à mes parents, qui s'aiment et vivent ensemble depuis 40 ans, qui ne se disputent quasiment jamais, qui ont élevé dans la sérénité et l'harmonie leurs deux enfants, je me dis qu'ils sont étrangement "normaux". Quand je pense à mon frère, qui a réussi professionnellement, qui est équilibré, dynamique, toujours entre deux avions à parcourir le monde, je me dis mais quel horrible secret cache-t-il ? Et même si je regarde plus loin, mes grands-parents, mes oncles et tantes, mes cousins, nulle trace de maladie mentale, de psychodrames ou autres délicatesses du même genre. Nos réunions familiales (mariages, baptêmes, enterrements) se passent toujours bien, sans que personne ne quitte la table en jetant son verre ou en claquant la porte. J'imagine bien qu'il y a quelques secrets qui traînent, quelques cadavres dans les placards, je ne suis pas naïf, mais en comparaison du tableau que dresse ce film, c'est peace and love! Alors oui, je crois bien que ma famille est dramatiquement normale. Est-ce un mal ou un bien, je n'en sais strictement rien...

Et vous, votre famille, elle est comment ?

lundi 28 septembre 2009

District 9


C'est l'histoire d'un mec, Wikus, qui travaille pour le MNU, multi-nationale chargée de la gestion d'un camp de réfugiés aliens en Afrique du Sud. Il y a presque trente ans, un vaisseau venu d'on ne sait où avec des milliers de créatures à son bord s'est positionné au-dessus de Johannesburg. Il n'a jamais pu repartir depuis et les aliens ont été parqués dans une sorte de ghetto malfamé, un bidonville, pour éviter les tensions avec la population humaine. Le MNU, dont le seul objectif est en fait de comprendre la technologie alien et de se servir de leurs armes, est chargé de déménager les aliens à 200 km de la ville dans un autre camp. Vikus, qui mène cette opération délicate avec le soutien de l'armée, se retrouve en contact avec un virus extra-terrestre qui va peu à peu transformer son ADN et faire de lui un être hybride, humain et alien, et donc très précieux.

A la fois film de science-fiction et film politique, District 9 est une réussite quel que soit le côté où l'on se place.

Côté SF, il s'inspire à la fois d'Alien et de La Mouche, mais traité à la manière d'un documentaire. Le réalisateur, Neil Blomkamp, un protégé de Peter Jackson, n'hésite pas à utiliser des images tirées de flashs d'informations ou de caméras de surveillance pour rendre son film encore plus immersif. Les scènes d'action sont nombreuses et démontrent une grande virtuosité de Blomkamp, qui ne lâche pas son spectateur d'une semelle. Comme diraient les djeun's : «On en prend plein la gueule!»

Côté politique, District 9 est une métaphore percurtante sur l'apartheid. Le choix de l'Afrique du Sud n'est pas dû au hasard. Le lien entre les Noirs et ces aliens, que les humains craignent et haïssent parce qu'ils les trouvent sales, violents et non-civilisés, est inévitable. Une scène suffit à comprendre que rien n'est encore réglé dans ce pays. Alors qu'il est en fuite, pourchassé par le MNU, Wikus se réfugie dans un fast food pour acheter à manger. Il se rend directement au guichet alors que juste à côté de lui, plusieurs Noirs font la queue dans une file qui leur est réservée.

Mais, au-delà de son réalisme, District 9 distille aussi une bone dose d'ironie. En effet, c'est en s'alliant avec un alien que Vikus, recherché par les humains qui ne voient plus en lui un des leurs mais un ennemi, va essayer de se sauver lui-même. Reprenant la trame des buddy movies hollywoodiens (L'Arme Fatale) où deux personnages que tout opposent sont obligés de faire cause commune pour s'en sortir, Wikus va aider un extra-terrestre à remonter dans son vaisseau dans l'espoir qu'il pourra le guérir. Ce film nous offre donc, en plus de sensations fortes et de quoi réfléchir, une subtile leçon... d'humanité.

dimanche 27 septembre 2009

The Divine Comedy : In pursuit of happiness


Ce n'est pas le groupe britannique le plus connu, loin de là, mais il est un de ceux capables des plus belles mélodies. Mené par Neil Hannon, The Divine Comedy, dont le nom est inspiré par l'oeuve de Dante, a écrit une dizaine d'albums depuis sa création en 1989. In Pursuit of happiness est extrait de A Short Album About Love, sorti en 1997. Il y a même un petit lien vers une vidéo en concert.

Hey, I'm not the type
To say one thing and do another
And if it's all right I'd kind
Of like to be your lover
'Cos when you're with me I can't help but be
So desperately
Uncontrollably Happy!

And hey, I'm not the kind
To fall in love without good reason
And if that's a crime
Then baby I'm committing high treason
'Cos when you're with me
I'm absolutely
And totally
Quite uncontrollably Happy!

And hey, I'm not so blind
That I can't see where we're all going
And it's no fault of mine
If humankind reaps what it is sowing
Just as long as we are together
Forever
I'll never be anything other than Happy!

Hey, don't be suprised, if millions die in plague and murder
True happiness lies beyond your fries and happy burger

Notre rencontre (2/2)

Je tremble aussi, je redoute mais je ne sais pas quoi. Non ce n’est pas vraiment de la peur, mais je réalise ce qui va enfin se produire... Mais mon esprit n’a pas le temps de vagabonder davantage, je sens ta main sur ma taille, l’autre remonte doucement le long de mon bras droit pour me reprendre le verre que tu venais de m’offrir... avec délicatesse, comme si tu cueillais un fruit déjà trop mûr. Tu poses le verre sur un petit meuble près de la fenêtre, je sens ta main sur mon épaule. Elle remonte doucement en soulevant mes cheveux… je tressaille, tu viens de poser tes lèvres sur ma nuque. Tout me parait irréel, il y a à peine 3 jours j’aurais considéré cela comme déraisonnable. Mais dans cette position tout contre toi, je trouve cela parfaitement logique. Tu me serres un peu plus, je me retourne vers toi et j’entreprends de défaire ta chemise. Nos visages sont très proches, tu me regardes dans les yeux… Mon regard se trouble, signe d’une tension. Nos lèvres s’effleurent, je ferme les yeux un bref instant pour mémoriser la sensation de ce premier contact. Je crois t’entendre me murmurer quelque chose, j’ouvre les yeux. Tu poses tes doigts sur mes lèvres, cette fois tes mots sont audibles : chut ne dis rien. Nos mains vont doucement à la découverte de nos corps. Tes mains caressent mes seins dans un geste comme pour redessiner leur rondeur. Je retiens un gémissement et nos lèvres se rapprochent de nouveau, nos langues se cherchent. Tu me chuchotes de nouveau quelque chose que je n’entends pas mais dont je comprends le sens… Je ne peux pas répondre. Nous nous embrassons avec fougue, doucement je défais la boucle de ta ceinture, et libère un peu la tension qui commençait à te prendre. Mais ce n’est pas encore à son paroxysme…

Je crois que je suis bien, serein. Enfin je ne sais pas trop. D’ailleurs je ne sais plus trop où je suis, ni qui je suis. Tout ceci me paraît tellement irréel, comme un rêve dont je ne me réveillerais jamais. Sentir ta peau sous mes doigts, sentir ta langue contre la mienne, sentir ton odeur, tes cheveux me caresser les narines. C’est fou! C’est nous! Enfin! Je savoure chaque instant comme s’il devait être le dernier. Mais non, ce ne sont que les premiers moments de notre vie, de celle que nous allons construire ensemble, de notre petit îlot de paix, de douceur et de sérénité dans ce monde devenu fou! C’est ici et maintenant que notre vie commence. Je t’embrasse fougueusement, mes mains parcourt ton corps encore tout habillé. Il fait nuit maintenant, seule la lune éclaire un peu cette chambre, notre nid d’amour. Nous allons passer la nuit ensemble et jamais nous ne l’oublierons. J’entreprends de te déshabiller, lentement. Je veux profiter de chaque vêtement que je t’enlève, le sentir, le serrer contre moi. Tu es toujours debout, face à moi. Je commence par le haut. Un joli cache-cœur blanc. Quel drôle de nom, un cache-cœur, pour quelques grammes de tissus. Si je te l’enlève, ton coeur me sera-t-il dévoilé ? Je défais la boucle, l’ouvre, et découvre ton ventre, sur lequel je viens déposer un baiser. Je découvre tes seins aussi, enfin presque. Ils me font déjà frémir d’envie. Mais pas tout de suite... Ta robe maintenant, que je fais lentement glisser le long de tes jambes. Je me baisse à tes pieds, et te l’enlève. Ma langue remonte le long de tes jambes, pour s’arrêter entre tes cuisses. Tu fermes les yeux, je le sens. Je ne les vois pas mais je le sais. Nos deux corps se reconnaissent, je ressens ce que tu ressens, en même temps que toi.

(Le texte s'arrête ici, faute de mains pour l'écrire...)

samedi 26 septembre 2009

Notre rencontre (1/2)

Ceci est un texte écrit à quatre mains il y a longtemps...

Tout est fixe. Il n’y a pas grand chose, à part moi et ma tension. Comment ferais-je autrement ? Dans une telle situation n’importe quelle personne serait sur le qui-vive. Mon appréhension est à l’image de ma position : centrale. Je suis assise, les jambes croisées, au bord d’un lit placé au centre d’une pièce carrée. Il n’y a que ce lit, moi et une vue splendide que l’on peut apprécier par la baie vitrée. Ma physionomie est celle d’une femme au goût raffiné. Mais je sais que ce soir la simplicité de mon allure, si convaincante d’habitude, ne suffira pas à voiler la face d’un visage crispé par l’incontrôlable. Je constate un léger froissement sur ma robe. Après une hésitation je lisse l’étoffe. J’attends. Alors que des centaines de personnes aux alentours accomplissent des obligations plus banales dont le caractère est davantage lié à une utilité matérielle qu’à un besoin distrayant, moi, j’attends. Un homme, que je n’ai jamais vu, va me rendre visite cette nuit dans cet appartement dont le seul mobilier perceptible à mes sens se limite à un lit. Il y a deux semaines que je l’ai rencontré. Voilà deux semaines que j’attends la concrétisation de ce jeu aux allures de tortures langoureuses et interminables. Nous connaissons tous cette situation, désirer quelqu’un et ne pas être satisfait(e) ou bien encore, ne pas le ou la satisfaire. Je saisis alors la signification de l’idée : ne penser à rien, avoir la tête vide. C’est la dernière pensée qui me traverse l’esprit avant d’entendre le son d’une poignée qui tourne. La porte s’ouvre... Le jeu d’ombres et de lumières laisse deviner une silhouette élancée, sûre, masculine. La tension me monte à la gorge. Je me surprends à chaque nouveau souffle de pouvoir encore respirer. Tu entres, fermes la porte, ranges les clés dans ta veste. Il n’y a que la lune qui me laisse deviner tes traits. C’est l’occasion d’effacer l’esquisse que j’avais moi-même ébauchée et d’en établir une véritable. C’est d’abord tes lèvres que je regarde... Normal, c’est à travers elles que tu as fait naître tant d’émois. Tu ne me quittes pas des yeux, t’arrêtant à hauteur du lit. Tu retires ta veste, avec élégance, et ton visage a l’air de se détendre. Je perds mon regard dans le tien. Depuis le temps que j'attends ça. Tes yeux ne me déçoivent pas. Pour l'instant je ne vois qu'eux, ils me fascinent. Comme ils me fascinaient déjà sur les photos. Ils brillent dans la pénombre de cette chambre d'hôtel. Ils me guident vers toi comme un phare guide les bateaux en perdition. Car en perdition je le suis, un peu. Voilà quinze jours que nous discutons, virtuellement. Quinze jours que nous apprenons à nous connaître, nous découvrons, nous chamaillons aussi parfois, mais retombons toujours sur nos pattes. Ce qui n'était au début qu'un échange de messages intrigants, sans but précis, est peu à peu devenu une ébauche de relation, puis un vrai désir de se connaître... dans la réalité. Un désir tellement fort qu'il vous tenaille, vous tient entre ses griffes, et ne vous lâche plus. Mais une angoisse aussi, une peur, celle de ne pas plaire, celle de décevoir - ou d'être déçu -, de s'être imaginé des choses qui s'effaceront une fois l'écran disparu. Alors, toi comme moi, nous sommes venus à ce rendez-vous la peur au ventre. Mais tes yeux me rassurent, et me guident vers toi.

Je m'assoie à tes côtés sur ce lit. Je te sens frémissante, j'ai moi même du mal à ne pas trembler. Tu me fais une place près de toi. Je me calme peu à peu. Te voir, te sentir, t'entendre m'apaisent. Mon coeur ralentit, mes jambes ne tremblent presque plus, mes mains se posent sur le lit, tout près des tiennes. Nous commençons à parler, de toi, de moi, de nous, de tout et de rien. L'ambiance se détend, nous aussi. Je te propose de boire un verre. Tu acceptes. Je vais chercher quelque chose dans le minibar de la chambre. Pendant ce temps, tu te lèves et vas à la fenêtre, regarder Paris sous nos pieds. Il n'est pas encore trop tard, beaucoup de gens sont dans les rues. Ils bougent, vont à un endroit précis, ou ne savent pas du tout où ils vont. Tu les regardes, amusée, comme un enfant observerait une fourmilière et tous ses mouvements. Je te rejoins, te donnes ton verre. Tu me remercies et tandis que je suis derrière toi, collé à toi, tu poses ta tête sur mon épaule. Premier contact de nos corps. Je tremble à nouveau.

(A suivre...)

jeudi 24 septembre 2009

Comme au cinéma


Si la réalité était comme dans les films...

j'aurais embrassé Scarlett Johansson et Natalie Portman
j'aurais sauvé le monde plusieurs fois, de la collision d'une comète, d'une invasion extra-terrestre, du réchauffement climatique...
j'aurais rencontré Gandhi, Mozart, Alexandre le Grand, Molière, Harry Potter, Ray Charles, Che Gevara...
j'aurais vécu à la préhistoire, dans l'Egypte ancienne, au Moyen-Age, à la Renaissance, durant la Seconde Guerre mondiale, au XXVIe siècle...
je serais capable d'éviter les balles et de me battre au ralenti
j'aurais conquis puis perdu la moitié du monde
j'aurais rencontré ma Juliette et serais mort dans ses bras
j'aurais sauvé le soldat Ryan
j'aurais dessiné le corps de Kate Winslet
je pourrais parler avec les morts
j'aurais amélioré mon planter de bâton
j'aurais retrouvé l'Arche perdue
j'aurais vécu un année de folie avec des étudiants venus d'horizons différents
j'aurais eu un coup de foudre à Notting Hill, à Manhattan, à Rhode Island
j'aurais sauvé John Connor des griffes du gouverneur de la Californie
j'aurais piloté la Batmobile, un F14 de l'armée américaine et une Ford Mustang dans les rues de San Francisco...
je me serais battu en Irak, en France, en Corée, au Vietnam, en Afrique...

Ah, si la réalité était comme dans les films, j'aurais déjà vécu mille vies.

mercredi 23 septembre 2009

Touriste ou comète ?


On peut essayer de catégoriser les filles qui viennent sur les sites de rencontres, même si ce n’est pas très galant. Mais après tout, c’est un supermarché de l’amour, alors pourquoi ne pas leur coller d’étiquette ? Elles estiment bien que nous sommes tous, au choix, des pervers ou... des obsédés. Il existe donc plusieurs styles bien définis de candidates :
- Les touristes, qui sont là uniquement pour visiter, passer le temps, mais surtout pas pour rencontrer.
- Les larguées qui viennent là pour se changer les idées, oublier leur ex, voire se venger...
- Les overbookées (métro-boulot-dodo) qui aimeraient bien se trouver un homme avant qu'il ne soit trop tard mais qui, malgré leur bonne volonté, n'ont pas beaucoup de temps à consacrer à leur recherche.
- Les top model, dont la présence est pour le moins suprenante car elles ne doivent pas manquer de prétendants dans la vraie vie.
- Les déjà en couple qui officiellement ne cherchent que des amis.
- Les serial shoppeuses, qui viennent juste admirer les vitrines.
- Les délaissées ou en manque qui cherchent un plan cul pour occuper leurs soirées solitaires.
- Les secrétaires, enseignantes ou hôtesses de l'air, catégories socio-professionnelles de loin les plus représentées.
- La comète : elle apparaît, parfois c'est même elle qui fait le premier pas. Elle est belle, elle t'éblouit, te parle pendant 10 minutes ou 20, voire même une heure, t'allume un peu, te fait espérer, et puis elle disparaît, sans laisser de trace, et tu ne la revois jamais. Ou peut-être dans 60 ans, lors de son prochain passage près de la terre!

Bien sûr, il existe des exceptions à cette liste, des filles avec qui construire une histoire est possible, mais dans tout ce méli-mélo vous comprendrez aisément pourquoi il est si difficile de trouver l'élue...

mardi 22 septembre 2009

Muse : Uprising


Le nouvel album de Muse est sorti la semaine dernière, et comme les précédents, c'est de la bombe bébé!!
Voici le premier extrait de l'album : Uprising. (avec le lien vers la vidéo, c'est encore plus beau!)

Paranoia is in bloom,
The PR transmissions will resume,
They'll try to push drugs that keep us all dumbed down,
And hope that we will never see the truth around
(So come on)
Another promise, another scene,
Another packaged lie to keep us trapped in greed,
And all the green belts wrapped around our minds,
And endless red tape to keep the truth confined
(So come on)

They will not force us,
They will stop degrading us,
They will not control us,
We will be victorious
(So come on)

Interchanging mind control,
Come let the revolution take it's toll,
If you could flick a switch and open your third eye,
You'd see that
We should never be afraid to die
(So come on)

Rise up and take the power back,
It's time the fat cats had a heart attack,
You know that their time's coming to an end,
We have to unify and watch our flag ascend

They will not force us,
They will stop degrading us,
They can not control us,
We will be victorious

La pensée du jour


Est-ce la beauté qui rend célèbre ou la célébrité qui rend beau ?

lundi 21 septembre 2009

Ce que veulent les femmes (volume 1)

Non, les femmes ne sont pas si exigeantes qu'on pourrait le croire en matière d'hommes. En voici un exemple criant avec une annonce trouvée sur un profil au hasard de mes pérégrinations.

«Je cherche un homme qui bien évidemment a les options de base:
- beau
- riche
- intelligent

Mais qui présente également les caractéristiques suivantes :
- très patient avec moi mais impatient d'être avec moi
- me fait confiance (y compris quand je sors sans lui et rentre un peu éméchée)
- s'occupe à ma place de mes feuilles de sécu
- est à usage personnel et pas à usage unique
- me fait rire
- a de l'ambition et des projets
- n'a pas plus de produits de beauté que moi
- est cultivé et capable de m'apprendre des choses tous les jours
- n'a pas peur de me tenir tête mais admet au final que j'ai toujours raison
- est sorti de l'adolescence mais n'est pas encore à la retraite
- est capable de manger des sushis 3 fois par semaine (voire 3 jours de suite)
- a l'esprit pratique et reflechit vite
- ne marche pas un mètre devant moi dans la rue
- sait faire des compliments
- fait la vaiselle et sort les poubelles
- n'a pas honte d'acheter des tampax
- veut bien se coucher avec moi à l'heure des poules (22h30)
- apprécie les repas de famille
- s'entretient un minimum
- mange des légumes quand ils sont cuisinés avec amour
- n'est plus amoureux de son ex ou pire de sa mère
- accepte de payer un café 8€ pour avoir la plus belle vue de Paris
- accepte de temps en temps d'aller voir au ciné une comédie pour minettes
- ne passe pas ses soirées sur son pc
- aime manger et n'est pas toujours en train de critiquer ce qu'il a dans son assiette
- sent bon
- sait s'habiller classe comme décontracté mais toujours avec style
- tolère que je puisse dire jusqu'à 5 gros mots dans une même phrase
- ne roule pas comme un con juste pour prouver qu'il en a
- sait se servir de ses 10 doigts
- accepte de manger du beurre salé
... et ce sera déjà pas mal»

Si vous souhaitez postuler à cette annonce, veuillez m'envoyer tous les renseignements nécessaires, je ferai suivre...

samedi 19 septembre 2009

Quand ils ne seront plus là...

Quand ils ne seront plus là, plus personne ne m'écoutera
Ne me comprendra, ne me rassurera.

Quand ils ne seront plus là, le vide m'aspirera,
Plus rien autour de moi ne comptera.

Quand ils ne seront plus là, le monde s'écroulera,
Je serai inconsolable, personne ne pourra m'aider.

Quand ils ne seront plus là, seul leur souvenir restera,
Leur voix sera éteinte, leur sourire effacé.

Quand ils ne seront plus là, je regretterai sans fin
De ne pas leur avoir assez dit je t'aime

Quand ils ne seront plus là, je serai orphelin,
Et ma vie, aussi, s'arrêtera.

vendredi 18 septembre 2009

Ils ont dit... (volume 2)

Sur la vie et ses petits tracas...

Il y a un mariage qui rend un homme heureux : celui de sa fille.
Il n'y a qu'une chose certaine dans la vie ; c'est qu'on la perd.
J'ai des tas d'idées brillantes et nouvelles mais les brillantes ne sont pas nouvelles et les nouvelles ne sont pas brillantes.
Je n'ai qu'une parole mais je n'ai pas de mémoire.
L'humour c'est de trouver que tout, absolument tout, est drôle ; dès l'instant que c'est aux autres que ça arrive.
On se donne des souvenirs quand on se quitte.
(Marcel Achard)

L'oubli de ses propres fautes est la plus sûre des absolutions.
(Konrad Adenauer)

Ce n'est pas que j'ai peur de mourir ; je veux juste ne pas être là quand ça arrivera.
J'ai découvert un soir un nouveau contraceptif oral : j'ai demandé à une femme de coucher avec elle et elle m'a répondu non.
Je ne mangerai pas d'huîtres. Je veux des aliments morts. Pas malades, pas blessés, simplement morts.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse !
La différence entre le sexe et la mort, c'est que mourir, vous pouvez le faire seul et personne ne se moquera de vous.
Tout ce qui est public devrait être gratuit. L'école, les transports et les filles.
(Woody Allen)

Aujourd'hui nous vivons dans un monde où un homme a plus de chances d'être jugé s'il tue une seule personne que s'il en tue 100.000 !
(Kofi Annan)

J'ai arrêté d'envoyer des vêtements à l'Abbé Pierre. Il ne les met jamais.
(José Artur)

Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent.
Un secret consiste à ne le répéter qu'à une seule personne a la fois.
Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait.
Je ne parle pas aux cons, ça les instruit !
(Michel Audiard)

Si j'en juge par mon regret de quitter la vie, j'ai dû être plus heureux que je ne pensais.
(Claude Aveline)

Mourir, c'est fermer une parenthèse.
(Pierre Baillargeon)

Si Dieu descendait sur la Terre, tous les peuples se mettraient à genoux, excepté les Français qui diraient : "Ah ! Vous êtes la ! C'est pas trop tôt ! On va pouvoir discuter un peu !"
(Lord Balfour)

Un livre à l'honneur dans une émission de P.P.D.A. : un mec qui n'a pas lu le livre interviewe un mec qui ne l'a pas écrit.
(Jacques Balutin)

La bêtise a deux manières d'être : elle se tait ou elle parle. La bêtise muette est supportable.
(Honoré de Balzac)

Et ceux qui ne font rien ne se trompent jamais.
(Théodore de Banville)

Avant de choisir le prénom d'un garçon, pensez toujours à la femme qui aura à le murmurer plus tard.
(Jules Barbey d’Aurevilly)

Un chien, un chat, c'est un coeur avec du poil autour ...
(Brigitte Bardot)

mercredi 16 septembre 2009

Les femmes modernes


Laissez-moi vous conter l'une de mes dernières aventures virtuelles.

Avec Sophie*, tout a commencé de la meilleure des manières, comme cela arrive parfois, mais trop rarement malheureusement. Dès le premier rendez-vous, le courant est bien passé. Le feeling était présent, ce qui est très important pour ces demoiselles, et pour moi aussi je dois bien l'avouer. Deuxième rendez-vous, nous allons voir un film ensemble, le rapprochement se poursuit, la bonne entente est toujours présente. Elle est cultivée, drôle, charmante, et puis elle a des problèmes de coeur (au sens propre) mais elle a décidé de continuer à faire tout ce qu'elle aimait malgré cela, et ça me touche, je la trouve courageuse.
Au troisième rendez-vous, je me décide enfin à me lancer (c'est toujours à l'homme de faire le premier pas, toujours, c'est une règle d'or). Je tente un contact corporel, et ne suis pas repoussé. J'ose donc rapprocher mes lèvres des siennes, et là non plus, aucune réaction négative. Jusqu'ici donc, tout va bien, Sophie m'invite même à passer une nuit chez elle.

Et puis...
Pour des raisons dépendantes de notre volonté (vacances), nous nous séparons pendant trois semaines. Pas vraiment l'idéal alors qu'on vient de se rencontrer, mais rien d'insurmontable, à priori. C'était sans compter sur certains traits de caractère de ma dulcinée. Pour résumer, Sophie n'est pas du genre à venir vers vous si vous n'allez pas vers elle, elle n'est pas du genre à prendre ni à donner de nouvelles, et elle n'est pas du genre à vous dire qu'elle pense à vous, même si c'est le cas. Pour résumer, et comme elle me l'a avoué dans un des messages que nous avons échangés durant notre séparation, elle est «distante, indépendante et ne veut pas d'attaches», meilleur moyen selon elle, je la cite toujours, de «se protéger». Un tryptique assez étonnant de la part d'une fille qui se balade sur un site de rencontres, mais bon, j'en ai vu d'autres. Cela dit, face à ses "absences", j'ai commencé à trouver le temps long et à me demander (et à lui demander) pourquoi elle avait accepté de sortir avec moi et ce qu'elle souhaitait pour nous. Et là où d'autres auraient pu comprendre mes interrogations et essayer d'y répondre en me rassurant, Sophie a préféré me dire qu'elle ne se voyait finalement pas construire une histoire avec moi. Prétextant que ce genre de prises de têtes à distance ne lui plaisait guère, elle a mis un terme (à distance également) à notre relation naissante. Je ne l'ai jamais revue depuis.

Indépendant, je le suis aussi, par nature, mais cela dit quand je suis avec quelqu'un, j'essaye de me rendre le plus ouvert, à l'écoute et disponible possible. C'est selon moi le seul moyen de construire. Apparemment mon point de vue n'est pas partagé par certaines filles que je rencontre. Lorsque j'ai évoqué cette aventure avec une amie, lui rapportant ce que m'avait dit Sophie («Je suis distante, indépendante et je ne veux pas d'attaches.»), elle m'a répondu que j'étais tombé sur une femme moderne. Merde alors, c'est donc ça, une femme moderne ? Une princesse qui cherche avant tout à se protéger, qui ne veut surtout pas s'attacher ni s'engager, qui refuse qu'on touche à son indépendance et qui résume son mec à un loisir comme un autre. Moi qui pensais que c'était des attributs réservés aux hommes. Je vais donc vite me mettre en quête d'une femme d'avant, de l'ancien temps, je pense qu'on s'entendra mieux...

* Pour des raisons évidentes d'anonymat, le prénom a été modifié.

La blessure (du) diplomatique


Possédez-vous le muscle dit du diplomatique ? Sauf à être sportif de haut-niveau (voire star du showbiz ou homme politique), il y a peu de chances que ce soit le cas. C'est un muscle minuscule mais qui, lorsqu'il est touché, peut avoir de grandes conséquences.
La semaine dernière, lors du match Serbie-France, conclut par un nul 1-1, Franck Ribéry, un des meilleurs joueurs tricolores, qui aurait pu, sait-on jamais, nous apporter la victoire, ne rentre qu'à la 75e minute de jeu, car officiellement il doit s'économiser. Détail amusant, avant le match, Ribéry a déclaré qu'il s'estimait apte à disputer toute la rencontre. Alors que s'est-il donc passé? Simplement, pour une raison toujours inconnue (volonté de Raymond Domenech, ou du club de Ribéry, le Bayern de Munich ?), il a souffert d'une atroce douleur au diplomatique juste avant le coup d'envoi, douleur qui n'a que lentement disparu au cours du match, lui permettant de faire son entrée seulement dans le dernier quart d'heure.
Il existe des dizaines et des dizaines d'exemples de ce type, surtout dans le football professionnel d'ailleurs. Comme si leur entraînement spécifique provoquait l'apparition de ce muscle que le commun des mortels ne possède pas.
Cela dit, méfiez-vous, peut-être qu'un soir de dîner chez vos beaux-parents où vous ne souhaitez pas du tout aller, préférant un match de foot (tiens donc) à la télé, ce muscle pourrait soudainement se réveiller et vous clouer sur votre canapé...

mardi 15 septembre 2009

La pensée du jour

Dans le monde virtuel des sites de rencontres, l'égalité des sexes n'est plus à faire, elle existe déjà. En effet, hommes et femmes adoptent les mêmes comportements : désinvolture, hypocrisie, manipulation, égoïsme, tromperie... Voilà de quoi satisfaire les féministes les plus radicales!

Sexy Angel


Tes courbes me font frémir, ton corps me fait vibrer
Toujours la même, et pourtant si différente
Tu sais jouer de tes charmes pour me faire fantasmer.

Devant l'objectif, tu prends plaisir à te dévoiler
Sans vulgarité, tu restes incandescente
Et tu fixes cet instant pour l'éternité.

Ces quelques mots pour célébrer ta beauté
Mon ange sexy, tu es celle qui me tente
Il est bien trop difficile de te résister


(Je tiens à préciser, histoire de ne pas mettre à mal ma réputation de garçon très sage, que ces quelques vers sont un hommage et un petit délire entre amis.)

Ils ont dit... (volume 1)

Sur les femmes, l'amour et le sexe...

Qu’es-tu donc, toi qui m'aimes ? Le miroir où je me regarde ou l'abîme où je me perds ?
(Gustave Thibon)

Il n’y a que les femmes qui sachent aimer ; les hommes n’y entendent rien...
(Denis Diderot)

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur.
(Paul Eluard)

L’amour est une sottise faite à deux.
(Napoléon Bonaparte)

L'amour, c'est offrir à quelqu’un qui n’en veut pas quelque chose que l’on n’a pas.
(Jacques Lacan)

Une femme qui fume aprés l'amour prouve que son amant n'a pas su l'éteindre.
(Marcel Aimé)

Pourquoi contredire une femme ? Il est tellement plus simple d'attendre qu'elle change d'avis.
(Jean Anouilh)

En amour comme à la chasse, le vrai plaisir est de braconner.
Il est plus facile d'être amant que mari, pour la raison qu'il est plus difficile d'avoir de l'esprit tous les jours que de dire de jolies choses de temps en temps.
(Honoré de Balzac)

Il y a deux manières de prendre une femme : par la taille et par le sentiment.
(Georges Bataille)

Le meilleur préservatif, c'est la laideur.
(René Bazin)

La femme est tout ce que l'homme appelle et tout ce qu'il n'atteint pas.
(Simone de Beauvoir)

Quand elles ne savent plus quoi faire, elles se déshabillent, et c'est sans doute ce qu'elles ont de mieux à faire.
(Samuel Beckett)

Les femmes sont comme les miroirs, elles réfléchissent mais ne pensent pas.
(Henri Béraud)

En amour, il vaut mieux être à plusieurs sur une bonne affaire que tout seul sur une mauvaise.
Le baiser sur les lèvres a été inventé par les amants pour ne pas dire de bêtises.
Le mariage permet de résoudre à deux les problèmes qu'on ne se posait pas tout seul.
(Tristan Bernard)

Un ménage cesse d'être un ménage lorsque c'est le chien qui apporte les pantoufles et que c'est la femme qui aboie.
(Henry Bernstein)

lundi 14 septembre 2009

Du principe de précaution en amour

De nos jours, le principe de précaution est partout, pas un jour ne passe sans qu'il soit évoqué dans les médias : de la grippe A à la sécurité routière en passant par les OGM, ou les antennes relais, il est inévitable. Le mot d'ordre de notre civilisation est devenu : "Il vaut mieux prévenir que guérir." Mais qu'en est-il des relations humaines, sentimentales, bref de l'amour?
Un exemple concret : je rencontre une fille, on passe une soirée ensemble, on dîne, on boit un verre, tout se passe bien. On discute tranquillement, on rigole, on ne voit pas le temps passer. Je la ramène chez elle, on se dit qu'on va se revoir, on s'embrasse sur les joues. Fin de la première étape.
Et maintenant je fais quoi ? Comment savoir si je lui plais, si elle a passé une bonne soirée, si elle a réellement envie de me revoir, voire plus si affinités ? Comment savoir si j'ai une chance avec elle ou pas ?

C'est là où le principe de précaution entre en jeu, sous une forme assez particulière je le reconnais. Je pense qu'après chaque rendez-vous, chacun des deux protagonistes devraient remplir un questionnaire et l'envoyer à l'autre pour signaler ce qu'il a aimé et n'a pas aimé, et la suite qu'il souhaite donner à la relation. Un peu comme on donne son avis après avoir passé une semaine au Club Med...
Ainsi, chacun pourrait savoir à quoi s'en tenir, et plutôt que de partir à l'aventure sans aucun repère autre que notre interprétation de cette première soirée, plutôt que de prendre le risque de récolter un râteau, ce qui n'est jamais bon pour le moral, on saurait où on va et à quoi on peut s'attendre. Si les réponses sont positives, on passe à la deuxième étape, si elles sont négatives, on passe à autre chose. Toute cette angoisse, ce stress, ces questions sans réponses, ces nuits blanches à se demander si l'autre pense à nous ou pas, tout ça disparu, envolé! Merci le principe de précaution!

dimanche 13 septembre 2009

Je dis UI au cinéma


Cette liste de mes 50 films préférés n'est qu'un aperçu (je pourrais aisément rajouter une centaine de films), elle est évolutive, change tout le temps dans mon esprit, elle est bien sûr sujette à discussions sans fin puisque les goûts sont subjectifs, et elle à prendre avec ironie et second degré...

1. Matrix : pour apprendre à se battre
2. Titanic : parce que c'est un chef d'oeuvre
3. Romeo + Juliette : pour (re)lire Shakespeare
4. Ocean's Eleven : pour la nonchalance et la désinvolture de ces savoureux cambrioleurs
5. Volver : pour Penelope
6. Toy Story : pour ne plus jamais regarder nos jouets comme avant
7. L'Auberge espagnole : parce qu'il donne l'envie de redevenir étudiant
8. Fargo : pour un noir non dénué d'humour
9. Usual Suspects : pour vous laisser manipuler
10. Forrest Gump : pour garder une âme d'enfant sur le monde qui nous entoure
11. Pirate des Caraïbes : pour Johnny Deep, qui campe un pirate savoureux
12. Il faut sauver le soldat Ryan : pour apprendre à éviter les balles
13. Le Pianiste : pour la réalité, crue et morbide
14. Le Seigneur des anneaux : la communauté de l'anneau : pour bien commencer une trilogie
15. Cyrano de Bergerac : pour comprendre pourquoi Depardieu est un immense acteur
16. Dracula : parce que l'amour est éternel
17. Moulin Rouge : pour la flamboyance de cet hymne à l'amour
18. L'Impasse : parce que c'est Scarface, en mieux
19. Les Bronzés font du ski : pour un sommet d'humour et de beauf-attitude
20. Léon : pour Natalie, une petite fille qu'on voudrait tous adopter
21. Scream : pour se faire peur
22. Indiana Jones et la dernière croisade : pour le duo père-fils le plus savoureux
23. Piège de cristal : Pour John Mc Clane, le plus increvable des être humains
24. Pulp Fiction : inutile de donner une raison, il suffit de le voir
25. Mystic river : pour Clint, Sean, Tim et Kevin
26. 24 heures avant la nuit : pour Edward et Natural
27. Master and Commander : pour une épopée épique au fil de l'eau qui donne envie de jouer à la bataille navale
28. Magnolia : pour se laisser prendre au jeu de ces vies qui se mélangent
29. Le Roi Lion : pour le dernier vrai grand dessin animé de Disney
30. The Barber : pour Billy Bob Thornton
31. Speed : pour dépasser la vitesse limite sans risque de se faire flasher
32. Le Sixième sens : pour croire aux fantômes
33. Philadelphia : pour Tom Hanks, époustouflant, et la justesse du scénario, ne sombrant jamais dans le pathos
34. Chicago : pour danser, swinguer, tourner, se balancer, rock'n roller
35. Impitoyable : pour avoir redonné ses lettres de noblesse au western, genre tombé en désuétude
36. Jurassic Park : pour le réalisme des dinosaures, première grande avancée des effets spéciaux
37. Predator : pour perdre l'envie d'aller se promener dans la jungle
38. Coup de foudre à Notting Hill : pour Julia et Hugh, un couple impossible auquel on croit
39. Snake eyes : pour le (faux?) plan séquence le plus long de l'histoire du cinéma
40. Starship Troopers : pour la jubilation que procure le spectacle du dézingage d'énormes araignées extra-terrestres
41. Carnets de voyage : pour le charme et la liberté que dépeint ce périple
42. Closer : pour cette description acide mais réaliste des relations hommes-femmes
43. Neverland : parce qu'on a beau lutter, on ne peut pas ne pas être ému
44. La Guerre des mondes : pour rester bouche bée devant ces aliens effrayants plus vrais que nature
45. Armaggedon : pour remercier les Américains de nous sauver une fois de plus d'une mort certaine
46. A toute épreuve : pour la virtuosité de John Woo
47. Un prophète : pour la mutation d'un petit déliquand en caïd
48. Les Noces rebelles : pour vous donner envie de (re)devenir célibataire
49. Gran Torino : parce que Clint est le dernier des géants
50. Terminator 2 : because i will be back

samedi 12 septembre 2009

Cannonball

Aujourd'hui je suis tombé amoureux... Cela m'arrive parfois, quand je me promène dans Paris, ou ailleurs. Ça me tombe dessus, sans prévenir, sans que je m'y attende. Je vois une fille, et mon coeur est ébranlé.

Je prenais le métro pour regagner mon domicile du 18e arrondissement. Tranquillement, patiemment même, j'attendais que ma rame préférée pointe le bout de son nez. Quand ELLE est apparue. Tout d'abord ce ne fut qu'une vision lointaine, comme un mirage. Puis elle s'est rapprochée de moi à mesure que ses pas la portaient sur le quai. Bientôt, elle était à côté de moi. Sur mon lecteur MP3, j'écoutais "She", d'Elvis Costello. Il aurait fallu être aveugle, et encore, pour ne pas la remarquer. Il faut dire que toute vêtue de rouge et de noir, elle ne passait pas inaperçue. Un bandeau rouge cernait ses cheveux blonds, un pull noir recouvert d'une longue et épaisse écharpe rouge entourait son cou. Une jupe noire recouvrait ses hanches jusqu'en dessous des genoux. Enfin ses pieds reposaient dans de somptueuses bottines rouges. Bref, Jeanne Mas aurait sûrement été fière en la voyant.

Elle ne devait pas avoir plus de 25 ans. Son visage poupin me fit tout de suite penser qu'elle était russe. Elle avait un air russe : à la fois beau et sévère. Elle était fine et grande, elle devait certainement être danseuse, ou artiste (je ne sais pas pourquoi mais elle devait forcément faire quelque chose avec son corps). En tout cas, elle n'était certainement pas serveuse chez Mc Do... Un détail m'amusa. Après avoir fini une conversation sur son mobile, elle le remit immédiatement dans son emplacement, à l'intérieur de sa bottine gauche. Moi qui me suis fait voler trois portables en un an, j'ai trouvé cette précaution très judicieuse.

Bien sûr, je n'ai pas bougé le moindre petit doigt. Je suis resté là, à côté d'elle, à l'observer en essayant de ne pas me faire remarquer. La musique retentissait dans mes oreilles et son charme me retournait le coeur. Qu'aurais-je bien pu faire d'autre de toute façon ? Je ne parle pas russe. Je crois que nos regards se sont croisés pendant quelques instants. Etant donnée la façon dont je la fixais, c'était difficilement évitable. A-t-elle remarqué que je l'avais remarquée ? C'est possible, mais cela n'a rien changé. Peut-être aurais-je dû lui sourire ? Mais on ne se refait pas, je ne sais pas aborder les femmes, encore moins quand elles me plaisent.

Le métro est enfin arrivé. Par le jeu des va et vient à l'intérieur de la rame, je me suis retrouvé juste derrière elle, à quelques centimètres de son corps. J'ai fermé les yeux et je me suis imaginé lui adresser la parole, lui dire «bonjour, je vous trouve belle et attendrissante, j'aimerais vous inviter à boire un verre.» Bien sûr, elle aurait dit oui, en me souriant. Lors de ce premier rendez-vous, je lui aurais plu, elle aurait eu envie de me revoir. On aurait commencé à devenir proche, on aurait appris à se connaître, à s'apprécier, à avoir envie l'un de l'autre. Un soir, au pied de son immeuble, nous nous serions embrassés. Elle m'aurait promis son coeur, son corps. Et elle me les aurait offerts. Ensemble, nous aurions trouvé un appartement pour partager nos vies, nos envies, nos coups de blues. Un jour je lui aurais posé une question, elle m'aurait répondu "oui". Et puis Chloé serait née. Arthur l'aurait suivi deux années après. Et nous aurions vieilli tous les quatre ensemble.

Mais il fallait que je descende du métro, j'étais arrivé à destination. Je suis sorti sans me retourner, elle ne m'a pas retenu, nos chemins se sont séparés. Et je suis rentré dans le froid et la nuit à mon appartement, à ma solitude. Mais qui sait, peut-être que demain je retomberai amoureux...

La pensée du jour

La femme de ma vie est un concept étrange. Imaginons que je la trouve après mes 40 ans, ce qui semble bien parti, pourrais-je la nommer ainsi alors que j'ai de grandes chances de passer moins de la moitié de mon existence avec elle ?

vendredi 11 septembre 2009

Un prophète


C'est l'histoire d'un mec, Malik, condamné à six ans de prison pour un crime dont on ne connaît pas la teneur. Il est Arabe, il a 19 ans, il est seul et analphabète, et débarque dans un monde en vase clos où la violence et la corruption règnent en maître.

Apeuré mais fier, Malik essaye de faire bonne figure face aux menaces, aux coups et aux insultes. Le hasard va le placer entre les griffes du parrain corse de la prison, Cesar Luciani. Pour lui, il va être contraint de tuer un prisonnier, témoin gênant impliquant un de ses amis. Après avoir mis un pied dans l'engrenage, Malik ne va plus pouvoir faire marche arrière. Mais, alors que d'autres auraient pu sombrer, Malik va s'adapter et apprendre. Apprendre les rouages de la vie en prison, apprendre le corse pour pouvoir écouter discrètement et se rapprocher de Luciani, apprendre à magouiller avec les deux clans opposés de la prison, les Arabes et les Corses.
Et c'est à une transformation que l'on assiste, une mutation. Après six années de prison, le petit délinquant apeuré est devenu un caïd respecté. Pour obtenir ce statut il aura dû mentir, humilier, blesser, tuer même, faisant fi de toute morale, mais peu lui importe, elle ne fait pas partie de son vocabulaire.

Jacques Audiard, le fils de..., qui réalise ici son cinquième film, ne juge jamais son héros, qu'il présente comme un anti-Scarface. Il nous raconte juste son ascension, étape par étape, se gardant bien de nous asséner quelconque morale. Il est au-delà du bien et du mal, il est dans la vie, dans la survie même.
Il filme la prison comme rarement auparavant, son cinéma est âpre, dur, rèche, au plus près des visages, au plus près de la tension nerveuse de tous ses personnages, en permanence sur la brèche. Mais il sait aussi faire preuve d'humour et d'ironie, comme lorsque Malik "prophétise" l'apparition d'animaux sur la route, ce qui lui sauvera la vie.

Inconsciemment, on ne peut s'empêcher de se mettre à la place de Malik, d'avoir mal quand il souffre, d'être heureux quand il réussit. L'identification est totale, même si on est complètement différent de lui. L'acteur qui l'incarne, Tahar Rahim, délivre une performance qui restera dans les mémoires. Il crève littéralement l'écran, jouant toutes les situations avec la même justesse, la même intensité. Face à lui, Niels Aristrup est parfait en parrain de pacotille, voyant son empire s'effondrer à mesure que celui de Malik grandit. Entre-eux se crée une relation étrange, subtil mélange de violence et de respect. Et quand enfin, Malik se libère du joug de celui qui le tenait entre ses griffes, lorsqu'il "tue le père", on lit en lui autant de compassion que de revanche. Il est désormais libre de voler de ses propres ailes.

jeudi 10 septembre 2009

La citation du jour

«Quand tu sais pourquoi tu aimes quelqu'un, c'est que tu ne l'aimes pas.» Jean-Marie Périer

I'm an addict

J'ai un gros défaut, je crois encore, même si de moins en moins chaque jour, que je vais trouver la femme avec qui je passerai le reste de ma vie. Toujours naïf et bercé d'illusions que je suis, j'imagine qu'elle existe quelque part, et que comme moi elle partage cette utopie.

J'ai un défaut encore plus gros, je cherche cette femme sur les sites de rencontres. Depuis environ six ans, je me balade de temps en temps sur le réseau virtuel en quête de l'âme soeur. Ma première inscription, c'est assez banal, a fait suite à une rupture avec une fille avec qui j'avais passé quatre ans. Je me suis donc retrouvé célibataire à Paris, je travaillais, j'avais un cercle d'amis assez fermé et assez peu de temps pour sortir à la recherche de la princesse charmante. A cette époque, les sites de rencontres n'étaient pas encore le phénomène de société qu'ils sont devenus aujourd'hui, c'est donc avec candeur que j'y ai fait mon apparition.

En six années, on peut dire que j'en ai vu des vertes et des pas mûres. C'est assez hallucinant comme ces sites sont en fait le reflet de notre société : individualiste et consumériste à outrance (j'y reviendrai plus tard). J'ai rencontré un nombre assez important de filles, sans être non plus indécent (mais j'aurais largement préféré que la première soit la bonne), j'ai eu des histoires avec certaines, plus ou moins longues (entre deux heures et six mois), je suis tombé amoureux, parfois même sans avoir vu l'objet de mon amour de mes propres yeux, simplement en échangeant virtuellement avec elle, je me suis fait avoir, assez souvent, mais malgré tout je suis devenu peu à peu accro à ce mode de rencontres, idéal pour un garçon comme moi, assez timide, incapable d'aborder une inconnue qui lui plaît dans la rue, dans un br ou à la Fnac, et plus à l'aise à l'écrit qu'à l'oral.

Mais, résultat des courses, j'ai aujourd'hui 32 ans et je suis toujours célibataire, ce qui n'est pas vraiment l'idée que je m'étais fait de ma vie lorsque j'étais plus jeune. Et le plus grave, c'est que j'ai perdu quasiment toutes mes illusions sur les femmes et les relations sentimentales. Ma nouvelle devise est désormais : "Prendre tout ce que tu peux prendre et surtout ne rien attendre car tu seras de toute façon déçu". Je crois là aussi être simplement le reflet de ma génération.

mercredi 9 septembre 2009

La pensée du jour

Si une fille dit à un garçon que tous les hommes sont des salauds (ce qui est faux), il essaiera de lui prouver le contraire.
Si un garçon dit à une fille que toutes les femmes sont des salopes (ce qui est également faux), elle ne voudra plus entendre parler de lui.
L'inégalité des sexes a encore de beaux jours devant elle.

Ode à Shabani


Seigneur noir, aux poils tigrés, à la moustache effilée
Habitant le même foyer que moi, tu vis à mes côtés
Auprès de moi, toujours allongé, la nuit venue
Boule de tendresse, c'est quand tu dors que tu es en terrain connu
Aimé de tous, tu es tour à tour câlin ou chenapan
Naturellement, tu réclames attention en miaulant,
Et il faut alors t'écouter, religieusement, sinon...

Jouant de tes griffes sur mes pieds avec passion
Et tentant d'attraper chaque être volant que tu aperçois
Tu as gardé ton âme de chasseur, bien au fond de toi
Alors que j'écris ces quelques vers en ton honneur
Immobile, près de moi, tu ronronnes depuis des heures
Majestueux, serein, drôle et tellement touchant
Entre au Panthéon des chats, éternellement.

mardi 8 septembre 2009

Week-end à Rome


De retour de Rome, une ville magnifique, majestueuse, magique! Que des mots en ma... en somme!! Vestiges, ruines, soleil, églises (Rome est certainement la seule ville du monde où il y ait plus d'églises que de McDonalds), Palais, Villas, Pape, pizzas, fontaines, Alfa Romeo... et les Romaines, brunes ou blondes, toutes plus belles les unes que les autres, le teint halé, le regard fier, la silhouette gracile, la peau douce et ferme, et pour lesquelles n'importe quel homme serait prêt à se damner! Comment autant de curés et autant de jolies femmes peuvent-ils cohabiter dans la même ville, cela reste un mystère? Mais les voies du Seigneur sont, paraît-il, impénétrables.

Lors de ce long week-end romain, j'ai lu L'Egoïste romantique de Frédéric Beigbeder. Ce n'est pas le premier roman que je lis de lui, et même si je le trouve inégal (j'ai aimé 99 Francs, un peu moins L'Amour dure trois ans), j'apprécie son côté cynique, dandy, jemenfoutiste, je scie la branche sur laquelle je suis assis et je mords la main qui me nourrit. Ce roman est en fait un journal intime, et à sa lecture, je me suis dit, mais si moi aussi, m'inspirant d'Oscar Dufresne, le vrai-faux héros du roman, je racontais ma vie (on a les muses qu'on mérite).
Et, dans l'avion qui me ramenait à Paris (merci Easy Jet, 90 euros l'aller-retour!), j'ai pris mon courage à deux mains et je me suis décidé à débuter mon blog, dont vous lisez actuellement les premières lignes (c'est marrant comme à 8000 m on se sent plus léger et capable de changer le monde d'une simple phrase. A-t-on la même sensation au sol? Je vais vite le vérifier). Un blog, qui comme la majorité des blogs, n'a pas de concept prédéfini et m'emmènera où bon lui semble. Après tout, qui suis-je pour lui ordonner quoi que ce soit?