mardi 27 avril 2010

Qui ne saute pas n'est pas français !


Depuis plusieurs jours on ne parle que de ça. Après l'éruption du volcan islandais, c'est le nouveau sujet à la mode dans les conversations de comptoirs : certains joueurs de l'équipe de France fréquentent des prostituées! Merde alors, quelle nouvelle! Moi qui croyais que ces gamins pétés de thunes étaient des modèles de moralité, voilà que tout un monde s'effondre autour de moi. Je perds totalement mes repères, je ne sais plus en qui avoir confiance, je me sens abandonné, comme plongeant dans le néant! J'exagère, je manque de crédibilité ? Désolé, c'est juste que le tollé qui entoure toute cette histoire me semble tellement ridicule...

Contrairement à ce qu'essayent de vendre certains médias et nos chers publicitaires, les joueurs de foot ne sont aucunement des modèles, et ne devraient donc jamais devenir des idoles. Ce sont juste des êtres humains, pas forcément pires que la moyenne mais certainement pas meilleurs. A 20 ans ils se retrouvent millionnaires, starifiés, en une des magasines, affichés sur tous les murs de France, etc... Ils ne font rien d'autre que pousser un ballon et sont pourtant payés des centaines de milliers d'euros pour ça, comment s'étonner qu'ils ne gardent pas les pieds sur terre, d'autant plus que la plupart vienne d'un milieu défavorisé et manque de repères pour affronter ce nouveau monde qui s'offre à eux.

Alors, certes, il leur arrive d'aller aux putes. Ça ne regarde qu'eux, et leur famille. Essayons de ne pas être aussi hypocritement puritains que les Américains, qui ont voué aux gémonies Tiger Woods il y a quelques mois, avant de l'accueillir en héros pour son retour lors du Masters d'Augusta. Personnellement, ce que Ribéry, Benzema et autre Govou font de leur temps libre, je m'en fous. Tout ce qui m'importe c'est qu'ils soient bons sur le terrain, notamment dans quelques semaines en Afrique du Sud. Et si coucher avec des putes peut les rendre meilleurs, que Raymond Domenech leur en offre quelques-unes lors du stage de préparation au Mondial.

Cela dit, quelques pensées me sont venues après avoir pris connaissance de cette histoire :
- La France rejoint enfin d'autres grandes nations, comme l'Angleterre et les Etats-Unis, où ont éclaté des scandales sexuels touchant des sportifs de haut-niveau. Il était temps, ce retard était inacceptable!
- Les joueurs français sont capables de réussir plusieurs passes quand ils y mettent de la bonne volonté.
- Les filles ne font pas leur âge : à 16 ans elles en paraissent 30, c'est trompeur...
- Les joueurs de foot, qui ne travaillent que 2h par jour, s'ennuient, c'est clair. Ils doivent donc se trouver des distractions. Certains jouent à la Playstation, d'autres vont aux putes.
- Les putes de luxe peuvent gagner 20.000 euros par mois, à raison de 1000 à 2000 euros par passe. Elles gagnent donc plus que moi en travaillant moins. Une idée de reconversion ?
- La chirurgie plastique fait parfois des miracles, parfois des horreurs, il suffit de voir la poitrine de cette chère Zahia D.

samedi 24 avril 2010

Dragons


C'est l'histoire d'un garçon, Harold, viking vivant sur une île perdue au bout du monde, mais qui a bien du mal à se faire une place parmi les siens car il est... différent. Premier problème : son père est le chef de la tribu et il se demande bien ce qu'il va pouvoir faire de son fils. Deuxième problème : le village est sans cesse attaqué par des dragons qui brûlent et détruisent tout. Un jour, Harold va blesser le plus dangereux de ces dragons, mais au lieu de l'achever (sa fameuse différence l'en empêche), il va l'adopter. Le début d'une formidable aventure...

Attention petit bijoux! Que vous ayez 7 ou 77 ans, il y a peu de chance que vous soyez déçu par ce dessin animé. Que ce soit sur le fond ou sur la forme, ce nouvel opus des studios Dreamworks (Shrek, Madagascar) est une réussite.

Sur le fond, cet hymne à la différence a déjà été traité mille fois auparavant, mais là, ça fonctionne sans souci. L'idée originale, les vikings, les dragons, le décor, tout confère à vous faire entrer dans l'histoire et à ne plus la lâcher. Les personnages, que ce soit les vikings hirsutes et bagarreurs ou le jeune garçon, émouvant et perdu comme tous les ados ont pu l'être, sont habilement représentés. Mais les vrais héros, ce sont les dragons. Et là, les scénaristes ont eu deux excellentes idées. Tout d'abord ils n'ont pas cédé à la mode de faire parler les animaux, ce qui est assez reposant, et plus réaliste. Et ils n'ont pas créé un seul type de dragon, comme on a l'habitude de le voir au cinéma, mais une petite dizaine, de toutes tailles, de toutes couleurs, chacun avec ses caractéristiques propres. A vous donc de choisir votre préféré. Quant à celui que Harold finit par adopter, celui qui est réputé pour être le plus agressif, il se révélera finalement le plus adorable : un vrai petit chat.

Sur la forme, là non plus, pas grande-chose à redire. J'ai vu le film en 3D, ce qui lui confère une puissance supplémentaire, mais j'imagine que même en 2D, c'est génial. L'animation a rarement été aussi fine et précise, c'est un véritable enchantement. Là encore, tout est fait pour vous immerger totalement dans l'histoire, et parfois vous ne savez plus où donner de la tête tellement c'est foisonnant. Et certaines scènes sont époustouflantes, comme celles où Harold voltige dans les airs sur le dos de son dragon. Digne d'Avatar ou de Top Gun, c'est pour dire!

Deux bémols néanmoins dans ce concert de louanges. Le scénario est parfois un peu mou, et la morale de l'histoire un peu simpliste : cela reste avant tout un conte pour enfants, qu'ils doivent donc être capable de comprendre. Mais je n'avais pas autant aimé un dessin animé depuis les premiers Pixar (Toy Story, Mille et une pattes, Monstres et Cie), qui pour moi restent les meilleurs. Et puis vous donner l'envie d'adopter un dragon est tout de même un sacré tour de force, qui mérite à lui seul d'être salué. Je me suis renseigné auprès de la SPA, ils n'en ont aucun... Dommage!

mardi 20 avril 2010

Du principe à l'excès de précaution


Nul ne peut l'ignorer, depuis plusieurs jours le ciel d'Europe est bloqué. Des dizaines d'aéroports fermés, des milliers de vol annulés. Bref, le gros bordel, pire qu'après les attentats du 11 septembre 2001. Et tout ça à cause de quoi ? A cause d'un volcan islandais qui s'est mis en rogne juste au moment où le printemps faisait enfin son apparition et où les Français étaient en vacances. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, la SNCF est toujours en grève. C'est donc avec soulagement que j'ai passé mon week-end au boulot, à parler de F1 et de rallye devant mes écrans, de télé et de pc, bien à l'abri de ce tumulte.

Ce chaos dans le ciel est un nouvel exemple du désormais fameux principe de précaution. Depuis que les gouvernements (sang contaminé, amiante) ou les entreprises se retrouvent avec des procès sur le dos, ils n'ont de cesse de vouloir nous protéger, parfois contre notre gré. Ils nous ont déjà fait le coup dernièrement avec la vache folle, la grippe aviaire, ou la grippe A. Cette fois-ci, c'est légèrement différent puisque c'est une catastrophe naturelle qui est à l'origine du phénomène. Mais le résultat est le même : Pour éviter tout risque, on dresse des barrières infranchissables. Afin qu'aucun avion ne s'écrase parce qu'il aurait traversé ce nuage de cendres, on empêche tous les avions de voler. Efficace, évidemment, mais radical et limite tyrannique.

Moralement, ce choix se justifie. Il est en effet légitime de vouloir préserver des vies humaines. Mon frère et mes parents devaient prendre un avion ce week-end, et je suis malgré tout rassuré qu'ils ne l'aient pas pris, ça m'aurait fait chier de me retrouver seul au monde. Economiquement, ce choix se justifie un peu moins. Cette paralysie du ciel pendant plusieurs jours va certainement coûter plus cher aux compagnies que l'éventuel dédommagement des victimes d'un accident (je sais, cet argument est assez cynique). Socialement, ce choix est assez difficile à justifier : il n'y a qu'à voir l'incompréhension et la colère des milliers de passagers bloqués en France ou à l'étranger. Nul doute que va grandir en eux une certaine rancoeur contre les compagnies aériennes et le gouvernement. Dans un climat déjà globalement morose, ce dernier n'avait pas besoin de ça.

Qui plus est, si les premiers jours, tout le monde voulait bien se montrer conciliant, depuis lundi, la polémique enfle : les autorités compétentes auraient agi par excès de précaution plus que par principe. Si chacun reconnaît qu'il était justifié de fermer le ciel lorsque le nuage nous a atteint, beaucoup regrettent le manque de réactivité de ces autorités, qui auraient dû plus vite organiser des vols d'essais pour s'assurer de la dangerosité de ce nuage, et chercher des solutions alternatives afin d'éviter un bloquage total. Dimanche, KLM, une compagnie néerlandaise, a ainsi fait traverser le nuage à un de ses avions sans aucun souci.

Il n'y a pas réellement de morale à cette histoire : il est tellement facile de juger et critiquer à posteriori. Imaginez qu'un avion se soit crashé à cause des cendres du volcan, les réactions auraient été bien plus violentes. Ce qui s'est passé est simplement symbolique de notre société moderne, où l'Etat veut protéger ses citoyens tout en se protégeant soi-même, et où ces citoyens exigent eux de l'Etat qu'il réglemente, dirige, prenne les décisions qui s'imposent quand elles s'imposent, qu'il fasse son boulot en somme, mais pas qu'il les empêche de jouir de leurs libertés individuelles, comme celle de se déplacer, en l'occurrence.

ps : il est également assez ironique de constater que dans notre monde super technologique, un petit volcan situé sur une île perdue presque au bout du monde peut nous clouer au sol, littéralement. Cela pourrait faire l'objet d'un autre billet...

dimanche 18 avril 2010

Mylène Farmer : Désenchantée


Oui, je suis fan de Mylène Farmer, même si j'avoue une préférence pour ce qu'elle faisait dans les années 80-90, son tournant techno des années 2000 ne m'a pas entièrement convaincu. Mais non, je ne suis pas gay pour autant. Il existe des garçons qui aiment Mylène et qui préfèrent les filles. J'ai eu le coup de foudre pour elle à 11 ans. Le premier disque que j'ai acheté dans ma vie, c'était "Pourvu qu'elles soient douces". A l'époque, je ne comprenais pas le sens caché des paroles. Je n'ai d'ailleurs que très rarement compris ce que Mylène racontait dans ses chansons, mais peu importe, je l'aime quand même. Je lui ai même écrit une lettre un jour, je devais avoir 18 ans. Elle ne m'a jamais répondu. Je ne lui en veux pas. Parmi toutes ses chansons, certaines m'ont plus touché que d'autres. Il en est ainsi de "Désenchantée", extraite de l'album L'Autre, sorti en 1991. Là aussi, la première fois que je l'ai entendue, je ne l'ai pas vraiment comprise, j'avais 14 ans. Mais, en grandissant (vieillissant ?), elle a peu à peu pris tout son sens. Elle parle de moi, de nous, de ma génération. (en bonus, le clip, comme toujours chez Mylène, une petite merveille)

«Nager dans les eaux troubles
Des lendemains
Attendre ici la fin
Flotter dans l'air trop lourd
Du presque rien
A qui tendre la main

Si je dois tomber de haut
Que ma chute soit lente
Je n'ai trouvé de repos
Que dans l'indifférence
Pourtant, je voudrais retrouver l'innocence
Mais rien n'a de sens, et rien ne va

Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux : des mots Abimés...
Je cherche une âme, qui
Pourra m'aider
Je suis
D'une géneration désenchantée, désenchantée

Qui pourrait m'empêcher
De tout entendre
Quand la raison s'effondre
A quel sein se vouer
Qui peut prétendre
Nous bercer dans son ventre

Si la mort est un mystère
La vie n'a rien de tendre
Si le ciel a un enfer
Le ciel peut bien m'attendre
Dis moi,
Dans ces vents contraires comment s'y prendre
Plus rien n'a de sens, plus rien ne va.»

mercredi 14 avril 2010

L'humaniste misanthrope

Tous autant que nous sommes, nous nous affirmons par nos paradoxes. Eternels insatisfaits, nous souhaitons tout et son contraire, et sommes incapables, pour la plupart, d'attraper le bonheur et le garder près de nous. En tant que membre de la race humaine, je ne déroge pas à cette règle. Et parmi ces paradoxes qui m'affectent, il y en a peut-être un plus présent que les autres : je suis un humaniste misanthrope.

Je suis humaniste parce que j'aime mon prochain, et ma prochaine. Avec les gens qui me sont proches - ami(e)s, famille -, j'essaye, du mieux possible, d'être à l'écoute, d'aider, de soutenir, d'encourager, d'être présent dans les moments heureux et les moments durs, de me montrer généreux, tolérant et compréhensif, qu'ils puissent ainsi dire qu'on peut compter sur moi. J'échoue parfois, mais je fais toujours de mon mieux.

Je suis misanthrope parce que je n'aime pas l'être humain, sa nature profonde, sa substantifique moëlle. Je peux aimer ce qu'il fait, ce qu'il conçoit, ce qu'il fabrique, ce qu'il construit, ce qu'il imagine, ce qu'il créé, mais je n'aime pas ce qu'il est. Il est le plus souvent détestable, hypocrite, égoïste, manipulateur, lâche, cruel, et c'est encore pire au sein d'un groupe qu'individuellement. Je reconnais cependant qu'il m'arrive aussi d'être ainsi, bien évidemment, en tant que membre de cette espèce.

Je dois donc faire cohabiter en permanence ces deux tendances en moi, car je ne suis pas encore prêt à vivre en ermite, même si j'en ressens parfois le désir. Me couper du monde est impensable. J'ai besoin de contacts humains, je ne peux pas m'en passer, mais en même temps j'ai beaucoup de mal à accepter tous les compromis, toutes les bassesses, toutes les hypocrisies qui sont nécessaires à la vie en société. J'ai parfois beaucoup de mal à me reconnaître et à trouver ma place dans la société qui m'entoure. J'ai l'impression qu'elle ne me ressemble pas, même si j'en fais irrémédiablement partie.

samedi 10 avril 2010

Tout ce qui brille n'est pas d'or


La semaine dernière, chose inhabituelle, j'ai vu trois films français à la suite : L'Arnacoeur, Tout ce qui brille, et l'Immortel. Si L'Arnacoeur est assez agréable, notamment grâce à Romain Duris, les deux autres sont franchement loupés. Et les trois ont un point commun, que l'on retrouve d'ailleurs dans de très nombreux films, français ou étrangers, ils sont remplis de clichés.

Dans l'arnacoeur, l'héroïne, qui a l'habitude de tout contrôler dans sa vie, est en fin de compte rebelle et aventurière, un volcan qui ne se demande qu'à s'éveiller ; le beau-frère du héros est beauf ; le futur mari et gendre idéal est abandonné devant l'autel et l'homme et la femme que tout séparait au début finissent par se retrouver et se jurent amour et fidélité à tout jamais.

Dans tout ce qui brille, les deux copines de banlieue parlent vite et mal, s'engueulent (parfois gentiment, parfois moins) pour un rien, volent et mentent, envient les riches et ont honte de leur famille, pourtant seul havre d'honnêteté dans cet océan d'hypocrisie, mais finissent par se retourner vers elles car la famille et les amis, c'est tout de même ce qu'il y a de plus important ; les jeunes femmes riches ne travaillent jamais, ne savent rien faire de leurs dix doigts, sortent tous les soirs, boivent et se droguent et méprisent tous ceux qui ne sont pas de leur milieu.

Dans l'Immortel, le héros, un ancien parrain laissé pour mort après avoir reçu 22 balles, va chercher à se venger de ses assassins, mais court également après la rédemption pour tout le mal qu'il a fait dans sa vie ; sa femme, une prostituée qu'il a sortie du trottoir, est totalement effacée et écrasée par l'aura de son mari ; le nouveau parrain du milieu, instigateur de l'assassinat, est entouré d'une garde qui le craint autant qu'elle le hait, est mégalo, violent et sans pitié, mais tient à sa famille comme à la prunelle de ses yeux et tuerait pour la défendre (car la famille et les amis, c'est tout de même ce qu'il y a de plus important) ; les flics sont pour la plupart incompétents et comprennent tout avec un train de retard ; la lieutenant qui mène l'enquête noie dans l'alcool son chagrin d'avoir perdu son mari, flic assassiné par le nouveau parrain et le chef de la police est corrompu, manipulateur et cynique.

Bref tous ces personnages sont des clichés, vus et revus dans des dizaines d'autres films auparavant, et se comportent exactement comme on attend qu'ils le fassent. Aucune originalité, aucune profondeur, aucune surprise dans leurs actes, leurs réactions, leurs paroles. On pourrait presque deviner le déroulement du film avant même qu'il ne se produise, ce qui les rend au final assez inintéressants et plats. Alors je dis stop! Stop aux auteurs : arrêtez d'écrire de tels personnages. Stop aux réalisateurs : arrêtez de leur donner vie. Stop aux producteurs : arrêtez de payer pour faire de tels films. Merci.

samedi 3 avril 2010

Zazie : Je suis un homme


Je ne suis pas particulièrement écologiste, ni un grand humaniste, je ne me bats pas au quotidien ni ne milite pour la sauvegarde de l'être humain, ou des autres espèces sur terre, je ne crois pas en Dieu, ni au destin, je pense que c'est à chacun de construire sa vie et de faire au mieux pour être heureux. Et surtout je pense que l'homme est responsable de ses actes et responsable de l'état dans lequel est devenue notre planète. Et j'imagine aussi qu'il ne survivra plus très longtemps, au rythme où il détruit tout ce qu'il touche. Cela dit j'ai bien conscience de faire partie du système et de ne pas faire vraiment mieux que les autres : responsable mais pas coupable, comme on dit (mais bon, débuter un débat sur la nature humaine n'est pas le sujet de ce billet). Bref, tout ça pour dire que je suis totalement d'accord avec les paroles de cette chanson de Zazie : "Je suis un homme". Tout ce qu'elle dit est tellement vrai, le constat est juste, sans concession, et ça appuie là où ça fait mal...

«Je suis un homme de Cro-Magnon
Je suis un singe ou un poisson
Sur la Terre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un seul puis des millions
Je suis un homme au coeur de lion
A la guerre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme plein d'ambition
Belle voiture et belle maison
Dans la chambre ou dans le salon
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je fais l'amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J'avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond.

Tu vois, j'suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

Je fais le monde à ma façon
Coulé dans l'or et le béton
Corps en cage, jeté en prison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Assis devant ma télévision
Je suis de l'homme, la négation
Pur produit de consommation
Oui, mon compte est bon
Mon compte est bon.

Tu vois, j' suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

C'est moi, le maître du feu,
Le maître du jeu, le maître du monde
Et vois ce que j'en ai fait,
Une Terre glacée, une Terre brûlée,
La Terre des hommes que les hommes abandonnent.

Je suis un homme au pied du mur
Comme une erreur de la nature
Sur la Terre sans d'autres raisons
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Moi je tourne en rond, je tourne en rond»