vendredi 2 octobre 2009

Rendez-moi mes 6 ans!

Si le voyage dans le temps avait été inventé, et si vous aviez le choix, à quelle date souhaiteriez-vous revenir ? Pour certains, ce serait sûrement le 12 juillet 1998 («Et 1, et 2, et 3-0!»), pour d’autres le 20 avril 1889 (jour de la naissance d’Adolf Hitler), ou pourquoi pas le 14 juillet 1789, histoire de voir brûler la monarchie. Moi, si on m’offrait cette possibilité, je reviendrais bien le jour de mes 6 ans, le 6 février 1983.

Qu’est-ce que j’étais heureux ce jour-là! Enfin je le suppose car je ne m’en souviens plus très bien. Je vivais en région parisienne, dans une superbe maison, avec un grand jardin où poussait une herbe si verte. J’avais même un grenier aménagé en salle de jeux, où assis sur la moquette, je construisais des villes en Lego, je m’inventais une vie de pirate en commandant mes Playmobil ou même de pilote automobile défiant Alain Prost et Ayrton Senna. J’allais à l’école à dix minutes de chez moi, je devais avoir d’excellentes notes et une amoureuse que j’embrassais sur la joue à la récré. Je jouais au tennis le mercredi après-midi (enfance dorée n’est-ce pas ?) et le week-end je partais en balade avec mes parents et mon grand-frère, à Paris ou en forêt de Fontainebleau (bon là ok j’en rajoute un peu!). Bref, c‘était le bonheur!

C’est en grandissant que les choses ont commencé à se dégrader. Tout d'abord avec le Père Noël, dont on apprend soudainement la non-existence en classe de CE2! Ensuite c’est le passage en sixième, traumatisant! Pourquoi quitter ses amis du primaire, pourquoi avoir plusieurs professeurs, alors qu’un seul, c’est déjà difficile à supporter ? Et puis arrive l’adolescence... Beurk, mieux vaut ne pas trop s’y attarder. Vient alors le temps des premières amours. C’est bien connu, «tout nouveau, tout beau». Mais bon une fois qu’on a expérimenté la première rupture (une Belge dans un centre de vacances en Turquie alors que j’avais 14 ans), rupture bien évidemment en aucune manière argumentée de façon intelligible et constructive («C'était juste pour m'amuser et puis de toute façon on habite trop loin»), on se demande si cela va être tout le temps comme ça. Et la deuxième rupture le confirme. Mais bref, «souvent femme varie, bien fol qui s’y fie». On est encore qu’au début de la route et on en a déjà marre. C’est quand même étrange l’adolescence. On a encore tellement d’années devant soi, et pourtant on a déjà envie de mourir. Par la suite, les épreuves se multiplient : le bac, le permis, les concours, les examens, les ruptures (encore)... ça va de mal en pis. Va encore falloir trouver un boulot, un logement, une bonne banque, une femme!! Mon dieu, mais qu’ai-je fait de mes 6 ans ? Rendez-les moi!

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Il y a quand même du bon de ne plus avoir 6 ans, non ?
Laurence.