mardi 13 octobre 2009

A tribute to JCVD


Avec Bernard-Henri Lévy, Jean-Claude Van Damme est certainement le philosophe majeur du XXe siècle. Un florilège de ses pensées les plus fondamentales.

- «Y a des gens qui n'ont pas réussi parce qu'ils ne sont pas aware, ils ne sont pas "au courant". Ils ne sont pas à l'attention de savoir qu'ils existent. Les pauvres, ils savent pas. Il faut réveiller les gens. C'est-à-dire qu'y a des gens qui font leur travail, qui font leurs études, ils ont un diplôme, ils sont au contact tout ça. Tu as un rhume et tu fais toujours "snif". Faut que tu te mouches. Tu veux un mouchoir ? Alors y a des gens comme ça qui ne sont pas aware. Moi je suis aware tu vois, c'est un exemple, je suis aware.»

- «Je suis fasciné par l'air. Si on enlevait l'air du ciel, tous les oiseaux tomberaient par terre....Et les avions aussi.... En meme temps l'air tu peux pas le toucher...ca existe et ca existe pas...Ca nourrit l'homme sans qu'il ait faim...It's magic...L'air c'est beau en meme temps tu peux pas le voir, c'est doux et tu peux pas le toucher.....L'air c'est un peu comme mon cerveau...»

- «J'adore les cacahuetes. Tu bois une biere et tu en as marre du gout. Alors tu manges des cacahuetes. Les cacahuetes c'est doux et salé, fort et tendre,comme une femme. Manger des cacahuetes, it's a really strong feeling. Et apres tu as de nouveau envie de boire de la bière. Les cacahuetes c'est le mouvement perpétuel à la portée de l'homme.»

- «La coke la coke y a pas plus merdique que la coke ok ? ça arrête la tête, ça te fout tout en l'air, hein, on sait pas ce qu'on dit, on sait pas ce qu'on fait, ok ? [...] La coke faut pas toucher c'est de la merde. J'ai essayer moi de la battre. On peut pas la battre. Alors elle devient, quand on la connaît, elle devient un compagnon qu'on touche pas. Je suis allergique à la coke, c'est très simple, et c'est pour ça que je sais parler maintenant, je suis en forme, j'ai peur de personne, je suis fort dans les yeux, parce que j'ai pas de coke tu vois ? Bon je parle un peu vite. C'est pas un problème non si je suis rapide. Chuis un mec qu'est rapide, je suis speed, pourquoi ? Je mange que des légumes.»

- «Une femme qui est enceinte, par exemple, elle est aware qu'elle attend un enfant...»

- «Le monde est composé de flèches et de molécules, et d'électricité,comme le Big-Bang tu vois, et tout ça ensemble, ça forme l'Univers.»

- «Une vache, ça te bouffe trois hectares, moi, avec trois hectares, je te fais deux mille kilos de riz... avec trois hectares, je te nourris Avignon, tu vois...»

- «Parce qu'on a créé une réalité et dans notre réalité, on a inventé le temps: les 24 heures, les 365 jours par an. Ce qui est bien! Comme ça on sait que quand je traverse le living-room et que je marche de ma cheminée à ma fenêtre, ça prend 10 secondes mais pour l'oiseau, ça prend une seconde et pour l'oxygène 0 seconde!»

- «La vie c'est quelque chose de tres fort et de tres beau.... La vie appartient a tous les vivants. It's both a dream and a feeling. C'est etre ce que nous ne sommes pas sans le rester. La vie c'est mourir aussi....Et mourir c'est vraiment strong...c'est rester en vie au dela de la mort...Tous ceux qui sont morts n'ignorent pas de le savoir»

- «Quand je vois un enfant qui est moitié Belge, moitié Viêt-Kong, et qui est mon enfant, tu vois..., c'est..., c'est..., c'est mon Dieu quoi.»

- «Me montrer nu de dos ne me pose pas de probleme mais, de face, c'est une autre histoire, je ne voudrais pas perdre tout mes fans.»

- «Au début pour faire l'amour..., et je ne parle pas que de sexe..., il faut être physical, mais ensuite, il faut être plus mental,et après quand tu as un enfant, il faut être spiritual pour bien l'élever.»

- «L'eau c'est quelque chose de concret mais pas concret. Parce que l'eau... peut me nourrir, mais aussi l'eau... peut me porter. Parce que l'eau... a des lois magiques. L'eau peut tenir des cargos dans la mer, des milliers de tonnes d'acier... C'est quelque chose qui a beaucoup de dimensions l'eau.»

- «Moi, Adam et Ève, j'y crois plus tu vois, parce que je suis pas un idiot : la pomme, ça peut pas être mauvais, c'est plein de pectine...»

- «On est tous homos. Je vais expliquer pourquoi. On est tous homos. Y a le homesexuel, et y a le homo, y a le homo parce que on s'adore. Moi je me regarde toujours dans la glace, pourquoi ? Pour avoir un beau corps. OK ? Alors on m'a donné un corps, et j'essaye de le respecter le mieux que je peux. Alors j'aime mon corps ; est-ce que je suis un homo ?»

- «Mon modèle, c'est moi-même! Je suis mon meilleur modèle parce que je connais mes erreurs, mes qualités, mes victoires et mes défaites. Si je passe mon temps à prendre un autre modèle comme modèle, comment veux-tu que ce modèle puisse modeler dans la bonne ligne?»

- «Quand tu montes dans un ascenseur... tu penses. A des tas de choses; à des créations, à des gens, à des souvenirs... Donc on est jamais seul spirituellement! Mais physiquement, "dans l'enveloppe", si je suis seul... eh bien... je suis là. Et je reste là. Jusqu'à ce que les portes s'ouvrent... Et puis je commence à marcher. Je bouge mon enveloppe. Vers ma mission de tous les jours...»

- «Ah non mais attention quand je parle de l'enveloppe tu vois, je parle pas l'enveloppe que tu envoies par la poste. Je parle de l'enveloppe que tu vois. Celle qui enveloppe tout. Les paquets de biscuits, les sachets de cocaïne, ton esprit, etc ... Non, l'enveloppe c'est vraiment global.. Mais uniquement liée au spirit généralement. Oui alors un biscuit tu me diras ça n'a pas de spirit, c'est juste un biscuit. Mais avant, c'était du lait, des oeufs. Et dans les oeufs, il y a la vie potentielle... Le potential life dans une coquille, une enveloppe ... qui elle même était contenu dans la poule . eh oui... Non vraiment tout ça c'est une question d'awareness ... et puis même si le biscuit est physiquement différent d'une bouteille de lait, d'une poule ... il subsiste le spirit de la bouteille et de la poule dans le biscuit ... et ça toi tu le ressens quand tu le manges. Et que parfois c'est bon parfois c'est pas bon.»

dimanche 11 octobre 2009

Après quoi courez-vous ?


Depuis ma plus tendre enfance je suis passionné de sport(s). J'ai commencé à jouer au tennis alors que j'étais plus petit que le filet et aujourd'hui je gagne ma vie en relatant les exploits sportifs des autres. Je suis avec attention plusieurs disciplines et je suis fan de certaines, même si je ne passe pas non plus mes journées devant ma télé, j'ai d'autres passions dans la vie. Ne me contentant pas de regarder, je pratique également, en extèrieur ou en indoor...

J'ai la chance d'avoir un stade à 50 m de chez moi, avec terrains de tennis, de hand, de basket et piste d'athlétisme. Je n'y vais pourtant quasiment jamais. De temps en temps, je me prends par la main et je vais faire quelques tours de stade, mais au bout d'un quart d'heure je m'arrête. J'en ai déjà marre de tourner au rond avec d'autres gens qui tournent en rond, chacun à son rythme, la tête droite ou le regard baissé, à la poursuite d'un je ne sais quoi que nous n'atteindrons de toute façon jamais.

De tous les sportifs, je crois que je voue la plus grande admiration et le plus grand respect aux "joggers", surtout ceux du dimanche matin (j'en croise parfois lorsque je pars travailler). Je n'arrive pas à comprendre quel plaisir ils peuvent prendre à courir des heures après... rien. Certes, on me parlera de bien-être, d'entraînement cardiaque, d'effort solitaire, de souffrance qui provoque le plaisir, de dépassement de soi, de courir de plus en plus longtemps et de plus en plus vite, mais au fond, quel ennui, non ?

L'effort physique ne me dérange pas. J'aime courir, mais après quelque chose, que ce soit un ballon de foot, une balle de tennis, ou même une jolie fille. Mais sans carotte, il est difficile de me motiver pour me faire mettre un pied devant l'autre. Je ne peux pas concevoir le sport sans sa dimension ludique et pour moi "juste courir" n'a rien d'amusant. C'est même d'un ennui mortel, et en plus c'est fatiguant et dangereux. Demandez-donc à notre cher président ce qu'il en pense...

samedi 10 octobre 2009

Ce que veulent les femmes (volume 2)

- Un homme qui n’a pas froid aux yeux, qui a du caractère, de l’humour, un vrai mec avec un p'tit coeur - un homme un vrai! L’âme un peu poète. Stable mais avec la bougeotte. Sens de l’humour. Romantique.
- Possessif, suprenant, câlin.
- Rêveur, sensible mais viril. Surprenant. Autonome et indépendant. Ne colle pas sa maîtresse mais la câlinera, la comblera.
- Un chevelu branché métal, piercings et tatouages.
- Un viking, qui aime le vin, qui pèche le saumon...
- Un prince très très charmant.
- Un mec qui saura me donner le sourire.
- Un homme pas trop macho, bel homme bien dans sa peau, fidèle et sincère.
- De la verve sans le g et de l’esprit sans l’air! Un partage quel qu’il soit! Just curious.
- Original et simple à la fois.
- Juste quelqu’un de bien.
- La confiance et l’honnêteté ce serait un bon début déjà.
- Un mec beau mais pas trop qui sache me parler et me faire rire.
- Un mec, un vrai, gentil, romantique, sexy, doux, attentionné, un homme parfait!
- Un mec hors du commun.
- Un poète dans l’âme qui sait écrire, un amateur d’art, un sosie de Pete Doherty, un indépendant, une bête de sexe, un large d’esprit, un pas camé, un mignon que j’ai envie de lui faire des bisous, un anti-sarkozyste, un débrouillard, un peu vulnérable
- Un tendre passionné, un poète pas maudit, une tête sans pastèque, une personnalité sans ego démesuré, une promotion alléchante.
- Simple, décontracté, doux.
- Un homme intellectuellement stimulant.
- De l’humour, du charme, et qu’il ne soit pas bloqué sur ses histoires passées.
- Un original, un illusionniste en désillusion, un esprit fantaisiste, une dose de folie douce, un grain d’humour.
- Respectueux, mais pas soumis. Du caractère mais pas borné. Personnalité affirmée et non inhibée. Compréhensif face à mes convictions. Sensibilité artistique exigée. Aucune tendance à l’embonpoint. Ni trop féminin, ni trop masculin.
- Un homme à tout faire.
- Un modèle performant, de grande autonomie. Drôle, charmeur, sexy.
- Respecte les critères de production du commerce équitable. Produit authentique, imitation à proscrire. Simplicité, humour, spontanéité, charme.
- Un homme aux cheveux bouclés, charismatique et charmant, cultivé mais qui n’étale pas sa science, qui a de la répartie, qui prend plaisir à plaisanter, propre sans être maniaque.
- L’homme introuvable!!!!

mercredi 7 octobre 2009

(500) jours ensemble


C'est l'histoire d'un mec, Tom, qui rencontre à son boulot une fille, Summer, qui en tombe amoureux et va vivre une histoire avec elle. Mais comme le précise la voix-off au tout début du film, c'est une histoire entre un garçon et une fille, pas une histoire d'amour. On voit donc se dérouler devant nos yeux les "500 jours" qu'ils ont passés ensemble, même si leur relation a duré moins longtemps.

Ce film, digne héritier des récents "Little miss Sunshine" ou "Juno", est un exemple de ce que le cinéma indépendant américain peut nous offrir de meilleur : émouvant, subtil, très bien écrit et joué, une excellente bande-originale (il y a même Carla Bruni, c'est pour dire!). Et de plus il est doublement original.
Tout d'abord par son découpage. L'histoire n'est pas relatée chronologiquement mais est orchestrée selon un savant mélange d'allers-retours entre différents moments de leur relation, du jour 1 au jour 500. Ainsi, par petites touches pointillistes, le réalisateur nous plonge au coeur de leur histoire et nous dévoile tous les états par lesquels Tom est passé, de l'euphorie de la rencontre au désespoir d'avoir perdue celle qui pensait être la femme de sa vie.
Je dis Tom parce que, et c'est la deuxième originalité de ce film, tout est traité du point de vue du garçon. Le procédé est même poussé à l'extrême car les deux personnages ont inversé leur personnalité par rapport à ce qui se voit habituellement dans les comédies romantiques. Ainsi, le garçon a un caractère de fille, et la fille un caractère de garçon. C'est lui qui croit au grand amour, au destin, aux contes de fées, alors qu'elle est très rationnelle et pragmatique, ne veut pas de relation sérieuse, d'engagement quelconque. C'est d'ailleurs ce qui provoquera peu à peu la déliquescence de leur couple. Il est amoureux d'elle, il voudrait lui dire, lui crier même, mais il sait qu'elle ne veut pas de ça, alors il se tait. Et elle finit par s'en aller...

Le film se conclut cependant sur un habile pied de nez, qui nous fait comprendre que les choses sont rarement telles qu'on les voit en amour, telles qu'on les vit même, et que ce qu'on imagine est parfois très éloigné de la réalité. Car, en fait, dans une histoire entre un homme et une femme, il y a deux histoires, celle que vit l'homme, et celle que vit la femme. Et chacun des deux individus vit la sienne avec autant de subjectivité qu'il est possible, sans forcément essayer de percevoir et de comprendre ce que ressent l'autre. Et c'est le parti pris de ce film, nous démontrer qu'il n'y a aucune vérité en amour, aucune certitude, qu'on ne peut jamais rien promettre car tout peut arriver, du plus heureux au plus douloureux.

mardi 6 octobre 2009

Etienne Daho : Le premier jour du reste de ta vie


Etienne Daho est éternel, n'en déplaise à ceux qui ont annoncé plusieurs fois sa mort, musicale ou au sens propre du terme. Et certaines de ses chansons le sont aussi, comme celle-ci, Le premier jour du reste de ta vie. Certainement la plus belle de tout son répertoire, en tout cas pour moi. Une mélodie à faire pleurer et des paroles aussi simples qu'elles sont fortes. A écouter sans modération. Et comme d'habitude le lien vers une vidéo.

Un matin comme tous les autres
Un nouveau pari
Rechercher un peu de magie
Dans cette inertie morose

Clopin clopan sous la pluie
Jouer le rôle de sa vie
Puis un soir le rideau tombe
C'est pareil pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Est le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

Pourquoi vouloir toujours plus beau
Plus loin plus haut
Et vouloir décrocher la lune
Quand on a les étoiles

Quand les certitudes s'effondrent
En quelques secondes
Sache que du berceau à la tombe
C'est dur pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus confidentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Est le premier jour du reste de ta vie
C'est providentiel

Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Tu peux exploser aujourd'hui
Est le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel

Oui tout peut changer aujourd'hui
Est le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

lundi 5 octobre 2009

Comment ça va ?

Avez-vous déjà essayé de répondre "non" à quelqu'un qui vous demandait comment vous alliez ?
Personnellement, je ne l'ai jamais fait, je suis trop bien élevé. Mais on peut essayer de deviner sa réaction.
Soit il fera semblant de ne pas vous entendre et passera son chemin, ou à autre chose.
Soit il se sentira obligé de demander pourquoi, et vous pourrez alors lui raconter votre vie et tout ce qui ne va pas : l'OM (ou le PSG) a perdu (pour les garçons), vous vous êtes cassé un ongle (pour les filles), ou autres futilités de ce genre...
Bien sûr, parfois nous sommes vraiment dans le malheur, mais ce n'est pas là l'objet de ce post.

Non, ce dont je souhaite parler, c'est de l'interdiction d'aller mal, ou en tout cas de le montrer. Cette question anodine ("Comment ça va ?") résume bien toute l'hypocrisie de nos sociétés, qui se veulent altruistes alors qu'elles sont purement individualistes (on la pose mais on se fout totalement de la réponse, je parle là surtout dans le milieu professionnel). Quel que soit votre état d'esprit, même si ça va mal, vous répondrez que ça va bien. Sauf si c'est un de vos proches, un intime, qui vous pose la question, et encore, peut-être que par pudeur vous n'oserez pas lui dire la vérité.

De nos jours, on va chez son psy comme on va chez le boulanger, on consomme des anti-dépresseurs comme on mange des Fraises Tagada. On va mal et on essaye de se soigner pour aller mieux. Mais surtout on ne doit pas le montrer. La dépression, maladie plus commune que la grippe, est tolérée à condition qu'elle soit cachée. Il est interdit de dire "Non je ne vais pas bien, je suis malheureux, triste, dépressif...". Vous vous imaginez répondre ça à votre collègue de bureau qui vous demande comment ça va ? Il ne vous adressera plus jamais la parole et ira raconter à tout le monde qu'il ne faut surtout pas vous fréquenter (Faites le test la prochaine fois, et n'hésitez pas à venir me raconter ça). Non, pour que tout se passe bien dans le meilleur des mondes, pour que chacun puisse continuer sa vie sans trop se soucier de celle des autres, répondez toujours que vous allez bien!

vendredi 2 octobre 2009

Rendez-moi mes 6 ans!

Si le voyage dans le temps avait été inventé, et si vous aviez le choix, à quelle date souhaiteriez-vous revenir ? Pour certains, ce serait sûrement le 12 juillet 1998 («Et 1, et 2, et 3-0!»), pour d’autres le 20 avril 1889 (jour de la naissance d’Adolf Hitler), ou pourquoi pas le 14 juillet 1789, histoire de voir brûler la monarchie. Moi, si on m’offrait cette possibilité, je reviendrais bien le jour de mes 6 ans, le 6 février 1983.

Qu’est-ce que j’étais heureux ce jour-là! Enfin je le suppose car je ne m’en souviens plus très bien. Je vivais en région parisienne, dans une superbe maison, avec un grand jardin où poussait une herbe si verte. J’avais même un grenier aménagé en salle de jeux, où assis sur la moquette, je construisais des villes en Lego, je m’inventais une vie de pirate en commandant mes Playmobil ou même de pilote automobile défiant Alain Prost et Ayrton Senna. J’allais à l’école à dix minutes de chez moi, je devais avoir d’excellentes notes et une amoureuse que j’embrassais sur la joue à la récré. Je jouais au tennis le mercredi après-midi (enfance dorée n’est-ce pas ?) et le week-end je partais en balade avec mes parents et mon grand-frère, à Paris ou en forêt de Fontainebleau (bon là ok j’en rajoute un peu!). Bref, c‘était le bonheur!

C’est en grandissant que les choses ont commencé à se dégrader. Tout d'abord avec le Père Noël, dont on apprend soudainement la non-existence en classe de CE2! Ensuite c’est le passage en sixième, traumatisant! Pourquoi quitter ses amis du primaire, pourquoi avoir plusieurs professeurs, alors qu’un seul, c’est déjà difficile à supporter ? Et puis arrive l’adolescence... Beurk, mieux vaut ne pas trop s’y attarder. Vient alors le temps des premières amours. C’est bien connu, «tout nouveau, tout beau». Mais bon une fois qu’on a expérimenté la première rupture (une Belge dans un centre de vacances en Turquie alors que j’avais 14 ans), rupture bien évidemment en aucune manière argumentée de façon intelligible et constructive («C'était juste pour m'amuser et puis de toute façon on habite trop loin»), on se demande si cela va être tout le temps comme ça. Et la deuxième rupture le confirme. Mais bref, «souvent femme varie, bien fol qui s’y fie». On est encore qu’au début de la route et on en a déjà marre. C’est quand même étrange l’adolescence. On a encore tellement d’années devant soi, et pourtant on a déjà envie de mourir. Par la suite, les épreuves se multiplient : le bac, le permis, les concours, les examens, les ruptures (encore)... ça va de mal en pis. Va encore falloir trouver un boulot, un logement, une bonne banque, une femme!! Mon dieu, mais qu’ai-je fait de mes 6 ans ? Rendez-les moi!